Itay Sapir
cinéma
critique
FIFA 2021

FIFA expérimental


Le FIFA ne dédaigne pas les productions télévisuelles plutôt conventionnelles dès qu’elles peuvent nous raconter quelque chose sur un sujet artistique intéressant – une politique éditoriale tout à fait légitime, soit dit en passant, malgré quelques choix discutables, comme, dans cette édition, le racoleur Sauver Notre-Dame (2020). Dans ce contexte, la section expérimentale, organisée depuis longtemps par la toujours fiable Nicole Gingras, commissaire d’art contemporain parmi les plus importantes du Québec, est une oasis et aussi, pour utiliser un vocable d’actualité, un service essentiel. Ce ne sont pas à proprement parler des films sur l’art qui sont montrés dans cette section, mais des vidéos qui sont, en elles-mêmes, des œuvres d’art à part entière. Regarder ces courts films dans un festival – que ce soit dans une salle de cinéma ou à la maison sur un petit écran – leur rend honneur peut-être mieux encore que la réception plus habituelle dans une galerie d’art : on les regarde du début à la fin, dans l’ordre voulu par les programmateur.trices, et sans l’interférence d’autres œuvres autour.

La section expérimentale du FIFA 2021 propose six programmes organisés en trois paires. Il faut dire d’emblée que toutes ces séquences, qui répondent à des logiques de sélection et de présentation très diverses, sont d’une excellente qualité. Une autre chose les relie, une écrasante prédominance féminine : la quasi-totalité des artistes, mais aussi des expériences racontées et imagées, appartiennent au genre qui, sans être absent de l’historiographie de l’art vidéo, y occupe malheureusement toujours une place plus


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Vivian Ostrovsky. SON CHANT, États-Unis, 2020. 2020. 12 min. Français. Sous-titres en anglais. Image tirée du film. Photo : avec l’aimable permission du FIFA 2021.
Vivian Ostrovsky, M.M. in Motion, États-Unis, 1992, (version restaurée en 2020). 35 min. Français. Sous-titres en anglais. Sans dialogue. Image tirée du film. Photo : avec l’aimable permission du FIFA 2021.
Vivian Ostrovsky, DizzyMess, États-Unis, 2017. 7 min. Sans dialogue. Sans dialogue. Image tirée du film. Photo : avec l’aimable permission du FIFA 2021.
Vivian Ostrovsky, Wherever was never There, États-Unis, 2011. 6 min. Anglais, portugais et russe. Sous-titres en français. Sans dialogue. Image tirée du film. Photo : avec l’aimable permission du FIFA 2021.
Stijn Demeulenaere, Listen to Me (Remix 3−09−20), Belgique, 2021. 14 min. Anglais. Sous-titres en anglais. Sans dialogue. Image tirée du film. Photo : avec l’aimable permission du FIFA 2021.
Laurie Kwasnik, Sonic Scores, Canada, 2018. 6 min. Sans dialogue. Sans dialogue. Image tirée du film. Photo : avec l’aimable permission du FIFA 2021.
Virginia Eleuteri Serpieri, The Water’s Tale, Italie, 2020. 6 min. Sans dialogue. Sans dialogue. Image tirée du film. Photo : avec l’aimable permission du FIFA 2021.
Guillaume Vallée, Monsieur Jean-Claude, Canada, 2021. 7 min. Anglais. Sous-titres en français. Sans dialogue. Image tirée du film. Photo : avec l’aimable permission du FIFA 2021.
Penny McCann, Expo Film (this film is my memory), Canada, 2020, 9 min. Anglais. Sous-titres en français. Sans dialogue. Image tirée du film. Photo : avec l’aimable permission du FIFA 2021.
Niina Suominen, What Time Is ?, Finlande, 2020. 7 min. Sans dialogue. Image tirée du film. Photo : avec l’aimable permission du FIFA 2021.