Atlas des Mouvements : la marche de montréal (entretien avec Christoph Fink)
En 2008, vous étiez à Montréal pour réaliser un projet intitulé La marche de Montréal. Vous aviez auparavant fait d’autres projets similaires, dont La marche d’Istanbul et La Marche de Frankfort, dans lesquels vous produisiez à votre rythme une carte du territoire sur lequel vous vous déplacez. Pouvez-vous nous dire comment vous vous êtes retrouvé à Montréal ?
Christoph Fink : En fait, je peux travailler partout, puisque mon champ d’études couvre en principe la Terre entière. Mais, dans la pratique, je réponds aux invitations provenant de musées, d’artistes et de commissaires. Il m’arrive également de réaliser mes propres projets d’itinéraires visant différents ancrages géographiques. Aussi, lorsque j’accepte les occasions qui me sont offertes, j’essaie dans un minimum de temps de parcourir un maximum d’espace. J’ai traversé en effet Frankfort, Istanbul, mais aussi Cleveland dans l’Ohio. Pour ce qui est de Montréal, le parcours de son territoire s’est réalisé en raison d’une invitation faite par la Galerie VOX à l’occasion de l’exposition Espace mobile 1. Ce voyage m’a permis de parcourir l’île de Montréal en quatre sens, d’une extrémité à l’autre, créant ainsi un rapport avec le fleuve Saint-Laurent et le mont Royal, seule élévation au sein de cette superbe plaine habitée. Quelques documents de ce parcours, dont une sculpture céramique, furent présentés lors de l’exposition qui eut lieu quelque mois après ce premier voyage.
J’aimerais que vous me précisiez comment s’organisent vos cartographies. Autrement dit, comment, lorsque vous parcourez le paysage de la ville de Montréal, par exemple, vous enregistrez les
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