Ariane Lemieux
N° 106 - hiver 2013

Le pilier central de la pyramide du Louvre : une destination sculpturale


Le musée du Louvre présente, jusqu’au 20 janvier 2014, une sculpture monumentale de Loris Gréaud. Comme Tony Cragg et Wim Delvoye avant lui, ce tout jeune artiste a bénéficié d’une commande exceptionnelle du Louvre qui, depuis 2011, réalise le projet de Pei de voir sous la pyramide une sculpture d’exception pour annoncer l’entrée du musée.

Conçue par Ieoh Ming Pei, la pyramide du Louvre identifie l’entrée principale du musée depuis bientôt un quart de siècle. Pour cette structure de verre, qui doit témoigner de la nouvelle modernité du musée, l’architecte sino-américain envisage l’installation d’une sculpture monumentale sur le pilier de maintien de la terrasse d’accueil. Les Chevaux de Marly sont l’objet de ses premières attentions, mais c’est à partir de la Victoire de Samothrace qu’il réalise ses dessins préparatoires.

L’installation du chef-d’oeuvre antique est naturellement jugée impossible par la direction des musées nationaux. Déçu, mais compréhensif, Pei choisit de faire appel aux conservateurs du Louvre pour obtenir leur avis sur la sculpture qui conviendrait le mieux. D’instinct, ceux-ci lui présentent des sculptures issues des collections du Louvre : un élément du portique d’Apadana de Suse (510 avant J.-C.), le Mercure de Pigalle (1753), le Mercure enlevant Psyché d’Adrian de Vries (1593) et la répétition du Génie de la Liberté d’Augustin Dumont réalisée en 1833. Mais aucune de ces oeuvres ne semble pouvoir tenir sur le pilier haut de plusieurs mètres. Informée du projet, une conservatrice du musée d’Orsay, Anne Pingeot, n’hésite pas à suggérer Le Penseur de


Vous désirez lire la suite de l’article ?
Abonnez-vous pour accéder à nos contenus en ligne : choisissez l’option branché·e / hybride / collectionneur·euse.
Si vous êtes déjà abonné·e·s, connectez-vous en cliquant ici >